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Histoire

Vers le 6ème siècle après JC, un moine Gallois du nom de Mac Low, disciple de Aaron, s'installe à Alet, berceau antique de la Cité Corsaire et en devient l'évêque. C'est à lui que la ville doit son nom. Elle deviendra plus tard l'un des neuf évêchés de Bretagne.

 
 
Du 12ème au 16ème siècle : Saint Malo s'agrandit et prospère...
Au 12ème siècle, pour échapper aux invasions vikings, les malouins s'installent sur un ilôt voisin, l'actuel intra muros. Une petite cité portuaire naît, bientôt défendue par des remparts qui ne cesseront de s'étendre aux siècles suivants.

Peuplée de marchands et de navigateurs et jouissant d'une position stratégique, la cité prospère et devient un grand centre commercial.

Après des siècles d'indépendance, le duché de Bretagne est rattaché à la couronne de France à la fin du XVème siècle, lors du mariage d'Anne de Bretagne et de Charles VIII.

« Ni Français, ni Breton, Malouin suis ». En 1590 pourtant, peu de temps après l’avènement d’Henri IV, refusant l’autorité d’un roi protestant, Saint Malo se rebelle et se déclare « République indépendante ». Elle le restera pendant 4 ans, jusqu’à la conversion du Roi au catholicisme.
 
17ème et 18ème siècles : le temps des Corsaires, la période faste...
Si les guerres de course qui vaudront à Saint Malo son appellation de Cité Corsaire ont débuté dès le 13ème siècle, ce n’est qu’à partir du 17ème qu’elles seront réglementées, sur décision du roi Louis XIV.

A partir de cette date, seuls les capitaines détenteurs d’une lettre de marque signée par le Roi pourront prétendre au nom de Corsaire et auront l’autorisation, en temps de guerre uniquement, d’attaquer et de réquisitionner les navires ennemis et leurs cargaisons.

Les Corsaires malouins, parmi les plus redoutés sur l’ensemble des mers du globe, participeront activement à la prospérité de la ville à cette période.

En temps de paix, ces capitaines se transforment en honnêtes marchands et arment pour les Indes, la Chine, l’Afrique ou les Amériques d’où ils reviennent les cales chargées d’épices, de porcelaine ou d’argent…
Du 19ème siècle à nos jours...
le bassin Vauban au pied des remparts

Après l’abolition des guerres de course, au début du 19ème siècle, Saint Malo continuera d’armer pour la pêche à Terre-Neuve et maintiendra son activité de port de Commerce.


Pendant la seconde guerre mondiale, au mois d’août 1944, la ville est bombardée pendant 15 jours et l’intra muros est détruit à 80%. La longue reconstruction qui s’ensuivra, cherchera à respecter les plans originels de la ville pour lui redonner sa silhouette légendaire.

 

Quelques Grands Noms
►Corsaires et navigateurs :

Duguay Trouin (1673 – 1736) :
Embarqué sur un navire corsaire dès l'âge de 16 ans, capitaine-corsaire à 18 ans, capitaine de frégate de la Marine royale à 24 ans , ses années de commandement sont une suite de victoires retentissantes sur les flottes anglaise et hollandaise. Anobli en 1709, il a à son actif la capture de seize navires de guerre et de plus de trois cent navires marchands.
Son plus haut fait d'armes reste la victoire de Rio de Janeiro le 21 septembre 1711.

Robert Surcouf (1773-1827) : Le plus célèbre des Corsaires malouins.
Après avoir, dès 16 ans, participé comme mousse à une expédition aux Indes il devient capitaine corsaire à 22 ans, sillonnant l’océan Indien et capturant de nombreux navires anglais. La prise du Kent en 1796 , vaisseau anglais trois fois plus grand et mieux armé que le sien, le fait entrer dans la légende.
Au cours de sa vie, il capturera ainsi 47 navires anglais et infligera de très lourdes pertes au commerce anglais.
Fait baron de l’Empire, il deviendra l’un des armateurs les plus riches de Saint-Malo.


Jacques Cartier (1494 – 1554) :
Navigateur et explorateur français parti à la recherche d’une route vers l’Asie par le nord du Nouveau Monde, il atteignit Terre Neuve ainsi que la côte du Labrador et prit possession du Canada au nom de François Ier. Il fut surnommé le « découvreur du Canada ».

►Hommes de lettres, philosophes et savants :

François René de Chateaubriand (1768- 1848) :

Après une enfance et une adolescence passées en Bretagne, il débute
une carrière militaire interrompue par la révolution avant de devenir un grand
romantique (Mémoires d’Outre Tombe). Cette vie faite de voyages, d’engagement
politique et de création littéraire, est à l’image de l’homme, toujours guidé
par le sens de l’honneur, partagé entre le sentiment de mélancolie qui l’ habite
et l’ardeur à poursuivre « la séduction des chimères » que lui présente
une imagination débordante.
Il fait construire de son vivant sa tombe sur l’île du Grand Bé.

Pierre Louis MOREAU de MAUPERTUIS (1698 – 1759) :
Mathématicien, savant et essayiste français, il introduisit le newtonianisme en France. Il fit décider par l’Académie des Sciences une expédition en Laponie (1736-1737) pour y mesurer la longueur d’un arc de méridien de 1°, ce qui l’amena à conclure à l’aplatissement de la Terre vers les pôles. De 1741 à 1756, appelé à l’académie royale de Prusse par Frédéric II, il contribua au rayonnement de la science française.
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